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L'oeuvre en vedette

Une Diane au bain complète le fonds Jean Raoux

Jean Raoux, Le bain de Diane © D.R.

Jean Raoux
Diane au bain
vers 1721
Huile sur toile
H. 0,797 ; L. 0,642

Raoux a peint plusieurs paysages avec baigneuses (les archives et les catalogues de vente anciens en témoignent) mais celle que le musée Fabre vient d’acquérir ainsi qu’un autre tableau du Palais Barberini de Rome sont les seuls qui nous soient encore accessibles. Les spécialistes les situent vers 1721.

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Une toile de Martin Barré entre dans les collections du musée Fabre

Martin Barré, 60-T-26 © D.R.

Martin Barré (Nantes, 1924 - Paris, 1993)

60-T-26

Huile sur toile, 140 x 130 cm

Martin Barré est l’un des acteurs les plus singuliers de l’aventure abstraite après-guerre. Inclassable, inventif, exigeant, il est l’un de ceux qui ont le plus apporté à la technique picturale, des années 1950 aux années 1990 ; toujours sur la frontière du possible, Martin Barré a successivement utilisé le pinceau, le couteau à palette, le tube de peinture tranché et utilisé comme outil, la bombe aérosol (1960) avant de revenir à une peinture en aplats et au cerne. Sa grande science du coloris n’a d’égale que sa liberté de la ligne, qui parfois s’évade du tableau et se propage sur d’autres toiles, réunies en petites constellations.

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Une marine vient enrichir les collections hollandaises

Van Diest, Marine, temps calme, vers 1646 © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

Willem van Diest
(né à La Haye, avant 1610 – mort à La Haye après 1663)

Marine, temps calme, 1646

Huile sur bois, 40,8 x 58 cm

Le musée Fabre vient d’acquérir une peinture de Willem van Diest : Marine, temps calme pour compléter sa collection de tableaux hollandais du Siècle d’Or, probablement le plus bel ensemble de tableaux hollandais du XVIIème siècle des musées français de province. Les plus grands noms de la scène de genre : Gerrit Dou, Gabriel Metsu, Frans van Mieris, Adriaen van Ostade, Jan Steen et du paysage : Paulus Potter, Jacob van Ruisdaël, Philips Wouwerman sont représentés par des pièces majeures.

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Acquisition d'une oeuvre de Louis Gauffier (1762-1801)

Gauffier, Vue de Vallombrosa et ses études préparatoires © Musée Fabre - Montpellier Agglomération / cliché F. Jaulmes
Louis Gauffier (La Rochelle, 1762- Florence, 1801), « La vue de Vallombreuse », 1797,

Huile sur toile, 82,5 x 114 cm
SDbg : L.Gauffier/Flor.ce 1797

Le fonds du musée conserve plusieurs dessins et peintures par Louis Gauffier donnés par François-Xavier Fabre, qui était son ami : études dessinées et peintes, ébauches faites sur le site célèbre du Couvent de Vallombreuse dans les Appenins, en 1796 et 1797. Certaines de ses œuvres sont préparatoires à ce tableau qui est donc l’œuvre finale, faite en atelier, à Florence en 1797. Louis Gauffier passera la majeure partie de sa vie en Italie. Paysagiste très estimé de ses contemporains, un des meilleurs de son temps à travailler sur le motif, il reste peu connu car mort très jeune.

Voir les oeuvres de Louis Gauffier conservées au musée Fabre

Ce grand tableau de Vallombreuse est très moderne de par sa composition, qui innove par rapport aux schémas classiques, et de par les petites figures réalistes de jeunes prêtres en train de jouer au ballon dans le pré au premier plan. Il s’agit de la première représentation, dans la peinture européenne, de ce jeu, ancêtre du football. Le grand poète italien Giacomo Leopardi consacre vers le même moment un poème sur ce thème du jeu de ballon.

Son entrée au musée est la conclusion logique de cette série célèbre et très importante pour l’histoire de l’art car exemplaire du travail du paysagiste néoclassique, qui préfigure tout le naturalisme du XIXe siècle et Corot en tête.

L’acquisition de cette œuvre majeure par la Communauté d’Agglomération de Montpellier s’élève à 384.000 €, soutenue par les aides du Fonds du Patrimoine (150.000 €) et le FRAM (Fonds Régional d’Acquisition pour les musées) à hauteur de 50.000 € environ.

Vente de la collection Thuile

© DR

La collection Jean Thuile mise en vente le 24 octobre 2007 a permis au musée Fabre d’acquérir 8 objets d’art pour un montant de 55 300 € , financé à part égale par l’Agglomération de Montpellier et la Région Languedoc-Roussillon.
Jean Thuile, érudit et collectionneur particulièrement avisé fut l’auteur de La céramique ancienne de Montpellier (1943) et de L’histoire de l’orfèvrerie en Languedoc du xviie au xviiie siècle en 5 volumes (1964-69) qui constituent encore aujourd’hui les principaux ouvrages de référence sur les arts décoratifs en Languedoc. Il fut aussi, grâce à l’amitié qui le liait à Jean Claparède, le commissaire et l’organisateur des expositions Trésors d’orfèvrerie en Languedoc méditerranéen et Roussillon (1954) et La faïence de Montpellier (1964) au musée Fabre. Ces deux manifestations furent d’ailleurs l’occasion de découvrir l’importance de la collection qu’il avait pu réunir. Outre l’intérêt, du fait de leur provenance, des pièces qui ont appartenu à Jean Thuile, il s’agit dans bien des cas d’œuvres de référence.

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Deux nouvelles oeuvres de Frédéric Bazille au musée Fabre (mai 2009)

Bazille, Deux harengs © Musée Fabre / Montpellier Agglomération - cliché F. Jaulmes

Le musée Fabre de Montpellier Agglomération poursuit une politique ambitieuse d’enrichissement de ses collections. Il vient d’acquérir dans une vente publique à Clermont-Ferrand deux œuvres de Frédéric Bazille (1841-1870). Artiste montpelliérain, amis des premiers impressionnistes, sa trop courte carrière (il meurt au combat à Beaune-la Rolande) fait que toute œuvre de sa main apparaît comme une rareté.

Ces deux toiles de tailles modestes, Couvercles de bouillon et Deux harengs, proviennent de la collection particulière de Jean Thuile, amateur montpelliérain, passionné d’arts décoratifs et dont le musée Fabre a acquis en 2007 de magnifiques pièces d’orfèvrerie.
Les deux œuvres, signées et datables de 1864, datent des premiers pas de l’artiste à Paris. Inscrit à l’atelier de Charles Gleyre, le jeune Bazille rencontre Monet, Sisley et Renoir. Ils ont en commun une volonté de rénover la peinture, en s’inscrivant dans la route tracée par leurs aînés, Courbet et Manet. L’influence de ce dernier dans ces deux toiles est manifeste : la simplicité de la composition, l’exécution franche traitée en pleine pâte, la modestie de ces objets du quotidien renvoient aux chefs-d’œuvre de Manet. L’impressionnisme remettra à l’honneur la nature morte, genre mineur et méprisé par l’Académie, pour en faire un des meilleurs véhicules de la modernité, ouvrant la voie à Cézanne et Picasso.

L’entrée au musée Fabre de ces deux œuvres vient faire écho aux autres natures mortes déjà présentes, comme le Bouquet de narcisses ou la Négresse aux pivoines. Le musée Fabre de Montpellier Agglomération demeure ainsi la première collection publique française pour l’œuvre de cet artiste disparu trop jeune.