Les collections de peintures et de sculptures anciennes, du XVe au début du XIXe siècle, se répartissent en trois grands ensembles stylistiques et chronologiques. Le parcours s’ouvre sur la peinture flamande et hollandaise du XVIIe siècle, puis la peinture européenne du XIVe siècle au milieu du XVIIIe siècle pour s’achever sur la période néoclassique (fin du XVIIIe siècle - début du XIXe siècle). Un cabinet montre une sélection de dessins du musée et une salle rend hommage aux donateurs Fabre et Valedau.
Parcours ancien
© Musée Fabre / Montpellier Agglomération
Parcours moderne
© Musée Fabre / Montpellier Agglomération
Le mythe de l'artiste qui perdure jusqu'à nos jours, naît à l'époque romantique. Ce jalon temporel sert de point de départ au parcours moderne des collections, à découvrir dans la partie nord du collège des Jésuites. Romantisme, Orientalisme, Ingrisme, Réalisme, Impressionnisme, Fauvisme se déclinent jusqu'à l'apparition de l'abstraction, qui domine la fin des collections, et consacre le renouveau de la peinture jusqu'à l'époque contemporaine.
Les Arts décoratifs
© Musée Fabre / Montpellier Agglomération
Le fonds Arts décoratifs du musée Fabre prend véritablement naissance en 1967 avec le legs fait par Madame Frédéric Sabatier d’Espeyran de son hôtel particulier et des collections qu’il abritait. Elle répondait au vœu de son mari, diplomate et grand bibliophile, en contribuant à l’enrichissement du patrimoine de leur ville natale.
Sur deux niveaux, cette demeure présente un ensemble de pièces d’apparat au mobilier et au décor Napoléon III - témoignage de la vie luxueuse d’une famille montpelliéraine dans la seconde moitié du XIXe siècle – et les collections de mobilier et d’objets d’arts du XVIIIe siècle provenant de l’appartement parisien de ces grands amateurs. Elle offre plusieurs meubles remarquables estampillés par de célèbres ébénistes menuisiers (Béfort, Pillot, Delorme, Sené, Bury, Fromageau), des sculptures importantes (Pajou, Bosio...) et quelques tableaux caractéristiques de leur goût (Lebourg, Trouillebert, Stevens...).
Fermé provisoirement pour le chantier de rénovation du musée Fabre, l’hôtel Sabatier d’Espeyran devrait rouvrir prochainement ses portes avec une présentation des collections de céramique qu’abritait l’ancien musée. Ce fonds qui couvre l’art de la faïence et de la porcelaine en Europe du XVIe au XIXe siècle conserve comme ensembles les plus représentatifs des majoliques italiennes (Urbino, fabrique Fontana, Enlèvement d’Hélène…), des productions de Montpellier (fabriques Favier et Ollivier) et des grands centre du sud-est (Marseille, Moustiers…), des pièces de Strasbourg (Hannong, provenant du don Bazille), Sèvres, Delft et Meissen.
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Les Arts graphiques
© Musée Fabre / Montpellier Agglomération
Le cabinet des arts graphiques du musée Fabre compte parmi les plus belles collections françaises ; il s'est constitué grâce aux libéralités de plusieurs donateurs originaires de la région (Fabre, Valedau, Bonnet-Mel, Canonge, Bruyas, Cabanel). Riche de plus de 4000 feuilles, il propose un large éventail de dessins depuis la Renaissance italienne jusqu’au XXe siècle.
Considéré à juste titre comme le fond le plus important en nombre et en qualité, les collections françaises abritent un ensemble remarquable de dessins des XVIIe et XVIIIe siècles où sont représentés Poussin, Le Brun, Boucher, Fragonard, Greuze et David. Grâce a François-Xavier Fabre, elles abritent son important fonds d'atelier ainsi qu'une série exemplaire de dessins néoclassiques dus à ses contemporains (Gauffier, Hackert...). Les collections du XIXe siècle sont quant à elles redevables à Alfred Bruyas de feuilles de Millet, Barye ou Delacroix.
Le riche fonds italien dont les origines remontent à Fabre avec en particulier des oeuvres exceptionnelles de Raphaël a fait l'objet de récentes campagnes de restauration.
Le fonds d’estampes, riche de 1000 gravures anciennes, s’est vu augmenté en 1996 d’environ 300 pièces contemporaines issues de l’ancienne Artothèque (dont certaines encadrées de grand format) qui composent un panorama intéressant de la deuxième moitié du XXe siècle (Asse, Cueco, Jaccard, Alechinski, Boisrond, Di Rosa, Kuroda…).
Plusieurs cabinets sont aménagés au sein du parcours pour des expositions thématiques de dessins et de gravures. Les présentations se font par roulement, ces œuvres très fragiles ne pouvant être exposées plus de trois mois. L'ensemble des oeuvres sur papier conservées en réserve est accessible aux chercheurs sur rendez vous.

