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Les expositions

Daniel Dezeuze

Affiche de l'exposition Daniel Dezeuze © Montpellier Agglomération expo dezeuze2

7 mai 2009 - 4 juillet 2009

Le musée Fabre souhaite rendre hommage à Daniel Dezeuze, artiste parmi les plus importants de la scène contemporaine française et fondateur du groupe Supports/Surfaces, déjà présenté dans les collections du musée.
L’exposition met en évidence la capacité de l’artiste à s’inscrire dans l’espace et à jouer avec les volumes. L’œuvre de Daniel Dezeuze, ouverte aux cultures extra européennes, aux sciences humaines, et à l’art populaire, apparaît comme l’une des plus fécondes de notre époque.

Un artiste novateur
Né en 1942 à Alès (Gard), Daniel Dezeuze passe sa jeunesse à Montpellier où il étudie à l’école des Beaux-Arts et reçoit les enseignements de son père, Georges Dezeuze, lui-même enseignant au sein de l’école. Entre 1961 et 1967, il voyage au Canada, au Mexique et aux Etats-Unis où il découvre les œuvres des peintres abstraits de l’après-guerre ainsi que les cultures indienne et nomade. De retour en France, il s’installe à Paris et démarre alors sa véritable carrière artistique avec la série des Châssis, qui témoigne d’une recherche commune aux démarches plastiques de l’époque, à savoir la déconstruction des supports et des matériaux traditionnels de la peinture.
À partir de 1968, il est l’un des fondateurs du groupe Supports/Surfaces et il crée l’année suivante avec Vincent Bioulès, Louis Cane et Marc Devade la revue Peinture, Cahiers théoriques, revue de référence pour les membres du groupe et le débat critique de ce temps. Tous travaillent à la « déconstruction » du tableau, appréhendé en tant qu’objet. Ils mettent en avant le matérialisme des œuvres, l’importance du processus de création et remettent en cause l’idéalisme pictural. « Il n’y a rien d’autre que ce que vous voyez », écrit Daniel Dezeuze à propos de ses oeuvres (Textes et notes, 1967-1988, écrits d’artistes, ensb-a, Paris, 1991).
Daniel Dezeuze revendique un art non pas offert au public mais qui se construit avec lui : « l’art n’est plus cette thérapeutique appliquée sous forme de sédatif opiacé à une humanité jugée fragile et maladive mais un ensemble de questions formulées AVEC le regardeur, enfin envisagé comme un être adulte, sain et actif », écrit-il dans Chauffe Marcel, FRAC Languedoc-Roussillon, isthme éditions, 2006.


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