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Les expositions

Chefs d'œuvre du Musée Fabre de Montpellier

Chefs d'oeuvre du musée Fabre de Montpellier © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

26 janvier 2006 - 4 juin 2006

Fondation de l'Hermitage, Lausanne

Afin de mettre en valeur son patrimoine culturel, le Musée Fabre s’est engagé depuis 2003 dans un ambitieux projet d’expansion et de réaménagement de ses espaces d’exposition. Profitant de cette période de transformation, la Fondation de l’Hermitage tient à faire partager au public l’exceptionnelle qualité de ce fonds.

S’ouvrant avec un ensemble de grands maîtres du XVIIe siècle, l’exposition représente la diversité des écoles européennes de peinture. Au mysticisme évocateur des figures extatiques de Zurbaràn ( L’ange Gabriel, Sainte Agathe) et à l’acuité psychologique des portraits raffinés de Bourdon ( L’homme aux rubans noirs) succèdent l’esprit fantasque et la fougue de la peinture flamande (Bruegel le Jeune, Rubens), ainsi que l’univers précieux et intimiste des scènes de genre du Siècle d’or hollandais (Steen, Metsu, Ter Borch). Le parcours s’oriente ensuite vers les artistes français du XVIIIe siècle, qui de la Régence à la Révolution, élaborent un style majestueux, comme en attestent les élégantes sculptures en marbre de Houdon ou encore les voluptueux drapés de Ranc ( Vertumne et Pomone). Le XIXe siècle constitue un autre point fort de l’exposition, notamment grâce au mécénat d’Alfred Bruyas (1821-1877), collectionneur passionné d’artistes contemporains, qui fit entrer le musée dans l’ère moderne. Ainsi, Delacroix, chef de file des romantiques, exprime la magie de la lumière et de la couleur dans de somptueux tableaux d’inspiration orientale ( Exercices militaires des Marocains). Avec le chef-d’œuvre du Bord de mer à Palavas, Courbet, qui occupe une place considérable au sein de cette collection, marque avec vigueur l’émergence d’une peinture indépendante. Après un choix significatif de paysages de l’école de Barbizon (Corot, Rousseau), l’impressionnisme est représenté à travers l’exemple de Monet, Degas et surtout Bazille, Montpelliérain d’origine. Considéré comme l’un des précurseurs de cette nouvelle esthétique, il explore autant le registre des fleurs, du paysage que celui des portraits dans un style vif et dépouillé. Enfin, un riche ensemble de dessins, dont le Musée Fabre conserve l’un des plus prestigieux fonds de France, complète ce corpus. De La Hyre à Puvis de Chavannes, en passant par Fragonard, Boucher ou Géricault, la sélection illustre le dessin dans ses plus beaux aboutissements.


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