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Les nouvelles acquisitions

René Iché, Guernica

René Iché, Guernica © Musée Fabre de Montpellier Agglomération

René Iché, (Sallèles-d’aude, 1897 – Paris, 1954)

Guernica

1937

Plâtre

90 x 40 x 21,5 cm

Inv. 2011.3.1

Hist. : famille de l’artiste ; don Mme Rose Hélène Iché, 2011.

René Iché est l’un des principaux sculpteurs français apparus dans l’entre-deux-guerres. Elève de Bourdelle, il débute au Salon des Indépendants en 1924 avant de connaître une première exposition personnelle à la galerie Zborowski en 1931. Il pratique alors indifféremment la taille directe ( Etude de lutteurs, 1924, granit, Narbonne, musée des Beaux Arts ; Madame 1, 1928, bois polychrome, Rotterdam, musée Boijmans ; Hommage à Apollinaire, 1929, marbre, coll. part.) et le modelage dont il tire des plâtres ou des bronzes. Artiste engagé du 20e siècle (il sera plus tard l’un des animateurs du réseau des résistants du musée de l’Homme), il prend position très tôt pour la paix, en particulier dans sa Maquette pour le monument aux morts de Canet d’Aude (1925, plâtre, coll. part.) qui sera refusé pour « pacifisme ».

Le bombardement de Guernica en 1937 déclenche une réaction particulièrement violente de la part de l’artiste et l’incite à produire cette sculpture saisissante, qui n’a plus d’équivalent dans l’art français. On retrouvera ensuite régulièrement le thème de l’engagement dans son œuvre, qu’il s’agisse de La Déchirée (1940, Paris, FNAC), allégorie de la France de 1940 offerte au général de Gaulle, ou de Otages, maquette pour le monument aux morts de Puiseaux dont l’esthétique expressionniste se rapproche de Guernica. Mort en 1954, René Iché n’a pas fait l’objet de grandes monographies depuis sa mort. Son œuvre ainsi que sa bibliographie critique témoignent de son importance pour la sculpture moderne en France.

En 1949, le musée Fabre acquit auprès de l’artiste l’ Etude de lutteurs à terres ou Jacob et l’Ange, œuvre en bronze datée de 1948 qui est une image métaphorique du combat de l’oppresseur contre l’opprimé. Le musée Fabre, qui a pris le parti de consacrer une salle à la sculpture française autour de Germaine Richier (autre élève de Bourdelle), souhaite poursuivre l’enrichissement de ce fonds. Guernica, dont le message politique prend une résonance toute particulière dans une région qui a connu un afflux massif d’immigrés espagnols chassés par le franquisme, est un enrichissement majeur de ses collections.


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