Philippe Pradalié (Avignon, 1938)
Petit bois : Fouscaïs
2006
Huile sur toile
130 x 195 cm
Inv. 2011.15.1
Hist. : don de l’artiste, 2011.
Formé à l’école des Beaux-Arts de Montpellier (1957-1958) où il croise notamment Bioulès, Viallat et Dezeuze, Philippe Pradalié poursuit un travail figuratif loin des querelles et débats qui divisent le monde de l’art contemporain d’aujourd’hui. Il revient aux sources même de la modernité : Corot, Manet, et surtout Bazille qu’il découvre avec admiration au musée Fabre, non sans un détour par l’art de l’américain Edward Hopper. Paysages méridionaux, friches industrielles du port de Sète, vues de Paris ou de Montpellier composent un univers tranquille et chaleureux étrangement dépassionné.
Philippe Pradalié, par ses attaches languedociennes et sa pratique d’un art figuratif dans la continuité des paysages pré-impressionnistes de Bazille et de Manet, intéresse le Musée Fabre. Il a été montré au musée en 1994-1995 dans l’exposition Création contemporaine en Languedoc avec des pièces figuratives intimement liées à la géographie de notre région : Capaïba et Sète (1993), Caïlcedra (1994), œuvres caractérisées par les ombres qui s’allongent et la géométrisation abstraite. Pradalié, qui représente les sites de sa région, s’est ainsi attaché aux environs de sa résidence près de Clermont l’Hérault : le domaine de Fouscaïs. Dans Petit bois : Fouscaïs, l’artiste s’immerge dans la végétation de ce bois aux essences méditerranéennes et décrit le jeu de la lumière et du contre-jour sur les fûts dont il apprécie apparemment le désordre harmonieux. La touche neutre, sans effet, rend très peu compte des différentes matières, feuilles, écorces… L’atmosphère d’un sous-bois est sensible pourtant, froide et verte. Petit bois : Fouscaïs est un don de l’artiste au musée Fabre qui a organisé l’exposition Philippe Pradalié, Paysages et Figures, du 19 Mars 2011 au 10 Juin 2011. Ce don fait suite à l’achat par la Communauté d’Agglomération de Montpellier, en 2009, de Mariage le 7.07.007 (inv. 2009.34.1), grande toile datée de 2008 dans laquelle Pradalié a saisi une atmosphère tout autre sous un couvert de pins.





© Musée Fabre de Montpellier Agglomération - cliché Frédéric Jaulmes