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Les nouvelles acquisitions

Jacob van Schuppen, Méléagre tue le sanglier de Calydon

van Schuppen, Méléagre tue le sanglier de Calydon © Musée Fabre de Montpellier Agglomération - cliché Frédéric Jaulmes

Jacob van Schuppen (Fontainebleau, 1670 - Vienne, 1751)

Méléagre tue le sanglier de Calydon

1704

42 x 52 cm

Huile sur bois

Inv. 2012.1.1

Hist. : Paris, F. Baulme Fine Arts ; achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, 2011.

Ce tableau est une esquisse pour le morceau de réception à l’Académie royale de peinture et de sculpture de Van Schuppen de 1704, conservé au musée Fabre depuis 1803 (inv. D803.1.20). Le musée possède un ensemble célèbre de ces morceaux pour l’Académie (Antoine Coypel, Louis XIV se reposant dans le sein de la Gloire, après la paix de Nimègue, 1681 ; Jean-François de Troy, Apollon et Diane perçant de leurs flèches les enfants de Niobé, 1708 ; Charles-Joseph Natoire, Vénus demande à Vulcain des armes pour son fils Enée, 1734…). Celui de Van Schuppen est particulièrement intéressant pour son mélange des styles flamand animalier et académique français. Une seule autre œuvre était connue en rapport avec lui : une toile conservée au Herzog Anton Ulrich Museum de Brunswick (88 x 116 cm), plus grande et plus achevée avec beaucoup plus de personnages (voir Schreiden, « Jacques Van Schuppen 1670-1751 » in Wiener jahrbuch für Kunstgeschichte, vol XXXV, Vienne, 1982, n°4, repr).

La peinture de Brunswick est plus sûrement une autre version, comme un essai poussé plutôt qu’une esquisse, comme Schreiden le croyait. Cette nouvelle acquisition est un inédit et son caractère très ébauché, de composition plus proche de l’œuvre de Montpellier que de celle de Brunswick, atteste qu’elle est l’esquisse du morceau de réception. Les variantes importantes dans la composition, plus condensée, et dans le placement des personnages, moins nombreux, sont intéressantes pour comprendre le processus créateur de Van Schuppen. Par ailleurs, sa facture pleine de brio, très enlevée, révèle un tempérament assez flamand, en particulier dans le traitement des animaux qui évoque l’art de Bernaerts et de Boel présents en France quelques années auparavant.

Motivé par le même désir de réunir les éléments sur la genèse de ses œuvres, le musée Fabre, avait acquis en 2000 l’esquisse d’un autre morceau de réception à l’Académie, celui de Louis de Silvestre, La Formation de l'Homme par Prométhée aidé de Minerve, 1702 (D803.1.21).


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