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Les nouvelles acquisitions

Giovanni David, Tobit ensevelissant les morts

Giovanni David, Tobit ensevelissant les morts © Musée Fabre de Montpellier Agglomération - cliché Frédéric Jaulmes

Giovanni David, 1743-1790

Tobit ensevelissant les morts

1775-1790

Huile sur toile

85 x 74,5 cm

Inv. 2010.16.1 

Hist.: Lyon, Galerie Michel Descours ; acquis par les Amis du musée Fabre avec le soutien de Linea d’ombra, 2010 ; don des Amis du Musée Fabre avec le soutien de Linea d’ombra, 2010.

David est un artiste peu connu, formé à Rome chez Domenico Corvi (1721-1803). En 1775, il revient en Ligurie comme peintre attitré de la famille Durazzo. Ce tableau inédit se compare avec la Médée restituant à son père sa jeunesse (coll. part. voir Mary Newcome-Schleier, Giovanni Grasso, Giovanni David, Pittore e incisore della famiglia Durazzo, Turin, 2003 D 17 repr.), Pyrame et Thisbée (coll. part., ibid. D 18 repr.) et la Tentation de sainte Agnès (Gênes, église des Carmes, ibid. D 35 repr.).

L’œuvre de David est contemporaine de celles d’artistes bien présents au musée Fabre : Panini, Robert, Vincent, Gamelin en particulier, actifs dans le troisième quart du XVIIIe siècle.

Le goût des ruines, d’une antiquité inquiétante, un peu préromantique avec des accents lumineux étranges, une technique large et preste, jouant des effets de matière, rapprochent en effet ces peintres. La Mort de Caton de Vincent, L’Ombre de Patrocle apparaissant à Achille de Gamelin sont imprégnés de cette même ambiance dramatique et fantomatique.

Par ailleurs, le musée conserve un ensemble significatif d’œuvres italiennes du XVIIIe siècle de Bencovitch, Guardi, Piazzetta dont le luminisme et la facture sont intéressants à comparer avec ceux de David.

Enfin, cette acquisition comble un manque dans les collections publiques françaises qui ne conservent pas d’œuvre de ce peintre original, à cheval entre le néoclassicisme et le romantisme.


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