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Les nouvelles acquisitions

Michel Maximilien Leenhardt, Carnet de dessins

Michel Maximilien Leenhardt (Montpellier, 1853 - Montpellier, 1941)

Carnet de dessins

1892

Pierre noire et crayon graphite

25,5 x 16,7 x 2 cm

Inv. 2011.4.1 

Hist. : Don Numa Hambursin, 2011.

Natif de Montpellier, Max Leenhardt fut élève à l’Ecole des Beaux-Arts de la ville, dans l’atelier d’Ernest Michel (également conservateur du musée Fabre), puis à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, dans l’atelier de son compatriote Cabanel. Pendant les premières années de sa carrière, il partagea son temps entre son atelier de Montparnasse et celui de Montpellier. Il travailla dans des genres aussi différents que le paysage inspiré des horizons languedociens, la scène de genre, le portrait ou les sujets allégoriques.

Ce carnet de dessins est constitué principalement de croquis réalisés pour la toile Fête du sixième centenaire de l’Université de Montpellier, datée de 1892 et conservée au Rectorat à Montpellier. On y trouve également deux études de paysage pour La Baignade (Présidence de l’Université Montpellier 1), un Autoportrait à la casquette de trois-quart, la vue d’un intérieur 169, avenue de Neuilly, ainsi que trois études pour le Portrait du Professeur Kiener, tableau de la Faculté de Médecine aujourd’hui disparu.
Le carnet contient en tout 61 pages dessinées. Il permet de suivre pas à pas le travail de Leenhardt dans l’élaboration d’une composition monumentale, en particulier l’importance à ses yeux de détails rendant la scène « réaliste » : minutie de l’étude des visages, des postures, de l’architecture (château d’eau du Peyrou), des drapeaux des délégations étrangères (notes sur les nuances de leurs couleurs), de la forme des chapeaux et des costumes selon la congrégation représentée. Nombre de ces dessins pris isolément dépassent la simple étude et rendent compte de l’habileté et de la sensibilité de Leenhardt dessinateur.

Le musée Fabre conserve un bel ensemble de ses œuvres dont les Prisonnières huguenotes à la tour de Constance, Aigues-Mortes. En l’absence dans les collections du musée d’œuvres graphiques de l’artiste, ce carnet permettra au chercheur de se faire une idée assez juste de cet aspect de son travail et de la qualité intrinsèque de ses dessins.


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