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Les nouvelles acquisitions

Claudio Parmiggiani, Silenzio

Claudio Parmiggiani, Silenzio © Musée Fabre de Montpellier Agglomération

Claudio Parmiggiani (Luzzara, 1943)

Silenzio

1971

Crayon sur papier

34 x 25 cm

Inv. 2011.9.1 

Hist. : Gênes, Cambi Casa d’Aste, vente le 2 mai 2011, lot n° 111; achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier avec l’aide du FRAM Languedoc-Roussillon, 2011.

En 2003, le musée Fabre invitait l’artiste italien Claudio Parmiggiani à une intervention dans l’ancienne bibliothèque municipale. Nombreux sont les Montpelliérains qui ont en mémoire son œuvre, Sculpture d’ombre, qui a donné à voir une bibliothèque fantôme dans la série de ses fameuses Delocazione. Parmiggiani a procédé par le feu et fait apparaître sur les murs de la salle de lecture (actuelle galerie Houdon du musée Fabre) l’empreinte des livres et des étagères dessinée par la poussière noire de la fumée. Restaient les ombres claires des objets, devenues des formes en négatif. A cette occasion, l’artiste a réalisé une œuvre sur bois qui est restée comme la trace de cette intervention éphémère (inv. 2002.4.1).

Cet important dessin de l’artiste est une œuvre emblématique, radicale, qui place dès 1971 l’ensemble du travail à venir sous un seul mot : « silenzio ». Reproduit dans de très nombreuses monographies, ce dessin est réalisé juste après la première Delocazione, créée lors de l’exposition collective Arte et Critica’70 (Galleria Civica de Modène, 1970), dont il constitue en quelque sorte le pendant lumineux.

Une telle acquisition permet au musée Fabre de compléter le fonds Parmiggiani avec une pièce capitale pour la compréhension de son œuvre. Claudio Parmiggiani déclarait en effet en 2003: « Silence est aujourd’hui un mot subversif et il est subversif parce qu’il est un espace méditatif. (…) Pour moi le silence est un matériau pour l’œuvre, une matière… Ce n’est pas que j’adopte le silence comme une forme aristocratique, ascétique d’existence… le silence est une forme d’éloquence. »


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