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Les nouvelles acquisitions

Montpellier, Manufacture Jacques OLLIVIER devenue Manufacture royale, Plat ovale

Montpellier, Manufacture Jacques OLLIVIER devenue Manufacture royale

Plat ovale, décor à la Bérain avec table nappée

2e quart du XVIIIe siècle

Faïence stannifère, décor de grand feu en camaïeu bleu

45 x 35 cm

Inv. 2012.9.1

Hist. : Anc. Coll. Docteur Jean Broisin, Roanne ; achat de la Communauté d’Agglomération de Montpellier, 2012.

L’exposition Montpellier, terre de faïences a été l’occasion de reconsidérer le répertoire décoratif et formel développé à Montpellier. Il apparait désormais assuré qu’une production d’objets avec des décors « à la Berain » a bien été élaborée dans les ateliers de la Manufacture royale et alentours. Les fragments trouvés dans les années 70 sur l’emplacement de la manufacture (espace aujourd'hui délimité par le boulevard Ledru-Rollin, le faubourg du Courreau, les rues Plantade et Montcalm), atteste que l’importante fabrique Jacques Ollivier (1675-1743), devenue Manufacture royale en 1725, a cédé à la mode de cette ornementation baroque, comme la majorité des autres centres  faïenciers contemporains.

Les motifs tirés des recueils de gravures de Jean Berain (1640-1711), peintre ornemaniste à la cour de Louis XIV, se composent d’un sujet central inscrit dans un réseau d’arabesques symétrique, enrichi d'éléments d’architecture, de cariatides, de bustes ou de personnages fantastiques. L’apparition de ce type de décor, en bleu sur fond blanc, sur les faïences de Montpellier, montre l’introduction du goût versaillais jusqu’aux provinces les plus méridionales du royaume.

Le motif de la table couverte d’un tapis damassé, qui caractérise notre plat, permettrait de distinguer les pièces montpelliéraines du reste de la production  française : on le retrouve en particulier sur certains carreaux comme sur un plat conservé au musée du Vieux Nîmes (inv. 959.5.2). Cette acquisition permet de faire entrer dans les collections du musée Fabre un type de décor non encore représenté dans son fonds. D’autres pièces céramiques, exposées à l’Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran, témoignent de la variété et des qualités décoratives des décors « à la Berain » produits par la Manufacture royale : un carreau de revêtement, une paire de bannettes ou encore un plat oblong orné d’un médaillon illustrant L’Enlèvement d'Europe.


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